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FABULATIONS CRITIQUES DE DOCUMENTA
Entrée gratuite, inscription nécessaire à l'adresse suivante : standop[at]documenta-institut[dot]de
Le symposium se déroulera en anglais.
Le programme se trouve ici.
Le symposium Critical Fabulations of documenta est consacré aux vides, aux omissions et aux histoires refoulées dans les récits autour de la documenta. Ces lacunes ne sont pas considérées comme des déficits, mais comme des points de départ productifs pour de nouvelles perspectives sur son histoire. L'accent est mis sur les voix, les images et les récits qui ont été marginalisés, négligés ou qui n'ont jamais été complètement visibles dans les historiographies officielles de l'exposition. Au lieu de chercher un récit linéaire ou achevé de la documenta, le symposium s'interroge sur la manière dont il est possible de travailler avec les ruptures, les contradictions et les lacunes. Quelles formes de savoir, de narration et d'action curatoriale peuvent en découler ?
Partant du concept de Critical Fabulation de Saidiya Hartman, le symposium associe la recherche en histoire de l'art, le travail sur les archives, la pratique curatoriale et le storytelling. Hartman propose d'utiliser les lacunes de la tradition historique comme point de départ créatif et de contrer le silence des archives. La Critical Fabulation offre ainsi la possibilité de remettre en question les récits dominants et d'expérimenter des formes alternatives d'écriture de l'histoire et de pratique curatoriale. Il ne s'agit pas de combler définitivement les vides ou de formuler des contre-histoires dans le sens d'une correction complète. Le regard se porte plutôt sur les conditions dans lesquelles l'histoire est racontée, rappelée et rendue visible.
Le symposium se penche concrètement sur les tensions géopolitiques, les récits institutionnels et les mécanismes de visibilité globale qui ont marqué l'histoire de la documenta depuis sa création. L'accent sera mis sur les questions de l'absence et de la non-participation, des contextes politiques refoulés, des expositions non réalisées et des possibilités historiques alternatives. En même temps, on examine comment les musées, les archives et les institutions d'exposition peuvent devenir eux-mêmes des lieux de pratique spéculative et fictionnelle : des espaces dans lesquels le passé n'est pas seulement reconstruit, mais aussi réimaginé. En s'inspirant de Saidiya Hartman, on essaie d'imaginer non seulement ce qui a été, mais aussi ce qui aurait pu être.