Sara Faez

Institut

Université de Kassel (UKS, Allemagne)


Cluster de recherche

3 - Partenariat dans la production de connaissances


Superviseur


Titre du projet de thèse

Poverty Reduction in Iran: Post-Islamic Development?


Résumé

Cette étude porte de manière générale sur les programmes de lutte contre la pauvreté en Iran et sur leurs racines religieuses et idéologiques, afin de parvenir, à travers l'analyse du contenu de six plans de développement exhaustifs mis en œuvre en Iran, à une compréhension adéquate des contradictions idéologiques de ces programmes dans le contexte de la théorie post-développementale. Le post-développement est l'un des sujets les plus controversés dans le monde universitaire des sciences sociales et politiques ainsi que des études sur le développement, à la suite de « l'échec des plans de développement » (sur lequel ce groupe de chercheurs s'accorde largement). Une lacune de la littérature existante sur le post-développement réside dans le fait que la plupart de ces études ont été menées en Amérique latine, en Afrique et en Inde, et qu’aucune recherche approfondie n’a encore été menée en Iran. De plus, les chercheurs en post-développement se concentrent généralement sur les mouvements sociaux et les ONG. Selon ces chercheurs, ces mouvements jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté, l’oppression et la discrimination dans les pays du « Sud global ». Contrairement à une grande partie de la littérature existante, cette étude examine le lien entre les enseignements islamiques et les programmes de lutte contre la pauvreté afin de déterminer si les programmes de lutte contre la pauvreté en Iran, qui s’inspirent en grande partie de concepts et d’idées islamiques – du moins au niveau des objectifs énoncés dans les six plans de développement globaux –, ont constitué ou non des exemples de réussite en matière de réduction de la pauvreté, et dans quelle mesure ces programmes sont compatibles avec la théorie post-développement.

La pauvreté en Iran prend différentes formes : du sans-abrisme au travail des enfants, en passant par la fouille des poubelles et le fait de dormir dans les cimetières (Goor-Khabi). L'Iran est une société religieuse, et bon nombre des lois et réglementations qui sous-tendent les programmes de lutte contre la pauvreté s'appuient sur des concepts islamiques et chiites. Par ailleurs, plusieurs organisations et institutions ont été créées dans ce contexte, dont la plus connue est la Fondation d’aide (Comité Emdad). Ces organisations sont directement chargées de la lutte contre la pauvreté en Iran et ont été fondées dans les années qui ont suivi la Révolution islamique. Malgré les nombreux plans de lutte contre la pauvreté en Iran, des études antérieures montrent que, dans certaines régions du pays, une partie de la population vit toujours en dessous du seuil d’extrême pauvreté. D’autre part, les programmes de développement mis en œuvre avant et après la révolution sont généralement importés et n’ont pas été entièrement couronnés de succès. L'adoption de points de vue idéalistes et normatifs sur la question de la pauvreté en Iran a fait de ce sujet un problème complexe et multidimensionnel qui nécessite de nombreuses recherches et études. Bien que la plupart des recherches dans ce domaine se limitent malheureusement aux dimensions économiques de la pauvreté (y compris la définition du seuil de pauvreté) ainsi qu’aux conséquences sociales et politiques de la pauvreté, il convient d’examiner de plus près le lien entre ce sujet et les fondements religieux et idéologiques de la lutte contre la pauvreté dans le contexte de la société islamique iranienne, un aspect jusqu’à présent peu étudié. À cet égard, la présente étude se distingue des autres recherches menées et peut apporter un éclairage sur les programmes de lutte contre la pauvreté en Iran en mettant en évidence les différentes dimensions de ces programmes et en soulignant leurs lacunes et leurs insuffisances. L'étude utilise une méthode qualitative pour l'analyse et la collecte des données.


Parcours scolaire


Expérience professionnelle

  • Mai 2016–2018: travailleur social : Imam Ali’s Popular Students Relief Society [IAPSRS] (Association des étudiants contre la pauvreté), Téhéran (Iran)
  • Avril 2016 – décembre 2018: Professeur d’anglais, Institut de la succursale Safir, Téhéran (Iran)
    Professeur d’anglais à temps partiel pour les niveaux débutant, intermédiaire et avancé
  • Juillet 2016 – août 2016: Enquêteur pour le recensement, Centre statistique d’Iran, ministère de l’Intérieur, Téhéran (Iran)
  • Octobre 2012 – septembre 2014: assistant étudiant : Faculté des sciences sociales, Université de Téhéran
  • Mai 2013 – septembre 2013: assistant de recherche et enquêteur, municipalité de Téhéran, Téhéran (Iran)

Engagement social et politique

  • Chercheuse au sein du Global Partnership Network (GPN) à l'université de Kassel, Kassel, Allemagne
  • Membre associée de l'Association sociologique iranienne (ISA) au sein des groupes de recherche (GR) suivants : Groupe de recherche sur la sociologie de la pauvreté, l'aide sociale et la politique sociale

Bourses

  • Bourses du DAAD, bourses de recherche, programmes de doctorat en Allemagne 2021-2022
  • Bourse du DAAD, bourse de recherche, programmes de doctorat en Allemagne 2020-2021
  • Bourse du DAAD pour la troisième université d'été NAREM « Énergies renouvelables et développement » (août 2017)
  • Distinction pour talents exceptionnels [Este'dad-ha-ye Derakhshan] obtenue pendant le cursus de licence à l'université de Téhéran (2010) en raison du classement obtenu à l'examen d'entrée à l'université (260e place parmi tous les participants)